Bugatti Type 57 SC Coupé Atlantic

Bugatti Type 57 SC Coupé Atlantic

La Bugatti Type 57 SC Coupé Atlantic dessinée par Anthony-C.

Illustration automobile réalisée par technique mixte sur papier layout 70g/m² de format A3 ( 30×42 cm ), signée en bas à gauche.

Retrouvez cette illustration publiée dans le magazine Auto Moto n°260 – octobre 2017.

Un peu d’histoire :

A l’exception de l’Atalante et de l’Atlantic, les Bugatti Type 57 construites entre 1933 et 1939 sont couramment appelées 3.3 litres à l’époque et sont destinées au Grand Tourisme sportif, Elles portent des carrosseries officielles aux noms de grands cols européens : la Galibier pour la 4 portes sans montants, la Ventoux pour le coach deux portes, l’Aravis pour le cabriolet 2 places et la Stelvio pour le cabriolet 2 + 2.2420

En 1932, la firme Bugatti se trouve dans une situation financière critique. Pourtant, Ettore Bugatti, qui réside le plus souvent à Paris pour son projet d’autorail, n’hésite pas à laisser les pleins pouvoirs à son fils Jean, qui n’a guère plus de vingt ans, pour diriger l’usine de Molsheim, entouré de quelques ingénieurs de valeur. La gamme de la société alsacienne est vieillissante et n’est plus adaptée à l’attente d’une clientèle avide de nouveautés. La Type 57 est donc destinée à remplacer ces modèles très luxueux, mais très chers, et qui n’ont pas été de grands succès commerciaux. La nouvelle venue doit plaire aux fidèles ‘bugattistes’ attachés à la performance et à l’allure sportive de la carrosserie et doit impérativement toucher une clientèle nouvelle. L’étude de la Type 57 s’achève au cours de l’été 1933 et la voiture est présentée officiellement au Salon de Paris en octobre. Les premières livraisons n’interviennent cependant qu’au printemps 1934.

Bugatti proposait ses propres carrosseries, mais certains châssis sortant des ateliers de Molsheim pouvaient être livrés nus. Pour le Type 57 innove ; l’usine s’engage désormais à ne livrer que des véhicules terminés, proposant à l’acquéreur une série d’habillages qui sont autant de réussites au niveau du style. Et pour cause : aussi brillant dessinateur que talentueux ingénieur, Jean Bugatti, fils d’Ettore, est l’auteur de la berline ‘Galibier’, du coach ‘Ventoux’, du cabriolet ‘Stelvio’ et du sublime coupé ‘Atalante’.Les Galibier et Ventoux sortaient directement de l’usine de Molsheim alors que le cabriolet Stelvio et l’Atalante étaient fabriqués chez Gangloff à Colmar.

Présentée au Salon de Paris 1933, la Type 57 offre des prestations hors du commun, roulant à plus de 150 km/h. En 1936 entre au catalogue la Type 57 C à compresseur (185 km/h) et la Type 57 S surbaissée. On y installe un moteur plus puissant, la puissance passant de 130 à 170 ch. Puis la S devient la SC par adjonction d’un compresseur Roots qui fait grimper la puissance à 210 ch à 5 500 t/mn. Le coupé 57 SC « Atlantic » est le travail personnel de jean Bugatti. Ce sera le modèle le plus original mais aussi le plus cher de la gamme. L’aérodynamique et la réduction de poids ont été beaucoup travaillées pour encore améliorer les performances. La voiture fait 963 kg et elle atteint alors la vitesse de pointe de 210 km/h.

Le Coupé Atalante est l’une des carrosseries les plus appréciées de la gamme. Atalante. Jean Bugatti trouva ce nom idéal pour baptiser sa nouvelle création. Cet homme  cultivé était passionné de vitesse mais aussi … de chasse. Atalante, vierge chasseresse de la mythologie grecque, avait juré de n’épouser que celui qui la vaincrait à la course. Ce fut Hippomène, l’heureux élu, grâce à trois pommes d’or du jardin d’Hespérides. Atalante est également le nom d’un film de Jean Vigo, sorti en 1934, traité comme un poème d’amour fou qui ne fut reconnu que longtemps après.

Avec 830 exemplaires construits jusqu’ en octobre 1939, la Type 57 représente 1/10 de la production totale de la marque. La Stelvio ne fut construite qu’à environ 80 exemplaires. La Type 57 est aussi la dernière ‘vraie’ Bugatti. Les quelques voitures de type 101 assemblées en 1950-51 ne sont que des Type 57 habillées de carrosserie moderne. L’accident tragique de Jean Bugatti en août 1939, survenu quinze jours à peine avant la déclaration de guerre, bouleverse le devenir de la marque. La paix revenue, Molsheim tente de reprendre un nouveau souffle mais le décès d’Ettore en 1947 et l’absence de Jean ne favoriseront guère le redémarrage tant attendu.

( Source Stubs Auto )

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